La Haute-Commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, a reçu hier, une délégation omanaise conduite par le sous-secrétaire au ministère des transports, des communications et des technologies de l’information, Ali bin Amer El Shidhani.
La rencontre, qui s’inscrit dans le sillage des orientations du Président Abdelmadjid Tebboune et du Sultan Haitham Ben Tariq, traduit une volonté politique partagée de faire du numérique un levier de rapprochement et de développement mutuel. Elle fait suite à la visite officielle effectuée en mai dernier, à Alger, par le ministre omanais des Transports, des Communications et des Technologies de l’information, Said Ben Hamoud Al-Maawali, au cours de laquelle une vision commune avait été scellée. Au cœur des échanges figure la consolidation d’une coopération bilatérale ambitieuse dans les domaines du numérique, de l’innovation et des technologies de pointe.
Lors des discussions, Mme Benmouloud a détaillé les fondamentaux de la stratégie nationale algérienne de transformation numérique, mettant en avant les avancées significatives du pays en matière d’infrastructures de télécommunications, d’administration électronique, d’identité numérique et de centres de données. Autant de piliers qui, a-t-elle souligné, constituent des socles indispensables à l’édification d’une économie durable et compétitive.
La Haute-Ccommissaire a réaffirmé la disposition de l’Algérie à ouvrir des canaux d’investissement conjoints, à favoriser l’échange d’expertises et à encadrer des projets qualitatifs dans les secteurs de l’innovation, des services intelligents et du renforcement des compétences humaines. Mme Benmouloud a révélé que des travaux exploratoires sont d’ores et déjà engagés pour donner corps à des projets de terrain concrets, couvrant l’accélération des services numériques, le développement des télécommunications et l’intégration des solutions d’intelligence artificielle. Des accords pratiques, a-t-elle précisé, devraient être finalisés dans un avenir proche pour traduire cette coopération globale en réalisations tangibles. Côté omanais, Ali bin Amer El-Shidhani a présenté le modèle de gouvernance de l’économie numérique adopté par son pays, bâti sur une intégration institutionnelle tripartite composée du ministère en charge des politiques et orientations stratégiques, l’Autorité de régulation des télécommunications, et le bras d’investissement que constituent les sociétés de l’Autorité omanaise d’investissement. Une architecture, a-t-il expliqué, conçue pour faire le lien entre la vision politique et l’exécution industrielle, et qui permet souplesse et efficacité dans la mise en œuvre des grands chantiers technologiques.
« Pour nous, cette rencontre représente une opportunité précieuse de dialogue, de concertation et d’échange d’expertises entre notre ministère, les institutions spécialisées d’Oman et nos homologues en Algérie » a-t-il notamment déclaré. Le responsable omanais a par ailleurs, exprimé la pleine disponibilité de son pays à nouer des partenariats flexibles, tant au niveau des institutions publiques que des entreprises privées des deux pays. Les secteurs identifiés comme prioritaires sont stratégiques pour la souveraine numérique tels l’intelligence artificielle, les centres de données, les solutions de gestion des ressources, les technologies financières. Cette dynamique de rapprochement témoigne de la maturité des relations bilatérales et de la convergence des feuilles de route technologiques des deux pays.
En misant sur une coopération ciblée et concrète, Alger et Mascate entendent faire du numérique un vecteur d’intégration économique et un espace d’innovation partagé, au service de leurs objectifs de développement durable.