IA en Algérie : Les grands axes et décisions de la 2e réunion de coordination nationale

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a présidé ce mardi la deuxième réunion de coordination consacrée à la mise en œuvre de la stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle.

S’inscrivant dans la continuité de la première rencontre du 5 août dernier — qui avait vu la création d’un comité conjoint de suivi —, cette réunion marque une étape décisive pour concrétiser la transition vers une administration publique moderne, efficace et intelligente.

1. Création de 5 commissions thématiques stratégiques

Afin de structurer les actions sur le terrain, cinq commissions spécialisées ont été installées pour couvrir les piliers majeurs de la feuille de route :

  • Commission des données et des infrastructures

  • Commission du financement

  • Commission des grands modèles de langage (LLM)

  • Commission chargée du doctorat en intelligence artificielle

  • Commission de la formation continue en intelligence artificielle

2. Infrastructures et projets phares à court terme

Parmi les annonces majeures figurent des initiatives concrètes à fort impact économique et institutionnel :

  • Centre national de recherche en IA et science des données : Création d’un établissement d’excellence dédié à la recherche appliquée et au développement technologique.

  • Modernisation du système fiscal : Lancement rapide d’un système de gestion fiscale basé sur l’IA pour optimiser les processus et la gouvernance.

  • Plateforme multisectorielle : Déploiement d’un système algérien unifié visant à généraliser l’usage des outils d’IA au sein des différents ministères et institutions.

3. Formation et capital humain : Cap sur 2030

L’élément humain est au cœur de cette démarche nationale. L’Algérie s’engage sur des objectifs ambitieux d’ici la fin de la décennie :

  • 50 000 spécialistes en IA formés d’ici 2030.

  • Lancement de nouveaux projets de recherche ciblés dans le cadre des Programmes Nationaux de Recherche (PNR), alignés sur les priorités stratégiques du pays.

Conclusion

Grâce au suivi rigoureux du calendrier établi par le comité conjoint, l’Algérie pose les jalons d’un écosystème d’IA souverain, prêt à répondre aux défis de la transformation numérique et de la modernisation de l’État.

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